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Disgracieux, peu esthétique… et qui gratte, il faut parfois un sixième sens pour le traquer correctement. Pour les femmes
c’est une affaire réglée, du moins pour cet été où la mode s’allie à son pire ennemi : le poil ! Brillant, ondulé, brun, blond, roux ou lisse, le poil est à l’honneur des
premiers défilés cet été. Fini le style « ticket de métro » et bienvenue à l’époque néandertalienne.
L’été 2006 promet d’être chaud grâce aux manteaux de poils préparés et entretenus comme l’accessoire indispensable de votre
garde-robe. L’épilation au millimètre près, hommes eet femmes s’accordent. Après la tendance métrosexuel, l’homme revient à la barbe, l’ubersexuel, se veut poilu, torse, dos, épaules,
jambes, barbe, tout s’entretient, ou plutôt se laisse entretenir. Le poil s’épanouit. Des grandes pointures de la mode l’avaient préssenti.
De grands sexes symboles ont développé leur intuition féminine pour le plaisir des plus grands addicts de la mode. Julia Roberts et Bjork sont des pionnières du mouvement. Menées par leur goût, elles sont les avant-gardistes de la « poil attitude ». De plus en plus à la mode, le poil est un véritable sixième sens.
Le poil : un sixième sens
Quand il fait froid il se dresse sur notre chair de poule. Il se laisse aller au grè du vent et nous permet de ressentir la moindre brise qui passe. Il est un signe d’alerte, un outil d’appréhension qui se dresse au moindre signal. C’est l’outil du sixième sens, celui qui s’éveille au moindre ressenti. Quand il s’hérisse pour une mélodie, la poil réagit à la musique, il montre l’instinct du goût. Celui qui permet de dire : « il a vraiment une bonne voix, je sens qu’il peut aller loin musique ». Ou qui frissonne quand une merveilleuse idée nous vole à l’esprit : l’essence même de l’intuition, de l’invention. Une robe qui nous fait craquer, un corps à corps charnel « je la sens bien cette histoire, j’ai déjà rêvé de lui. Je m’en souviens, j’en frissonne encorel», un cauchemar « qui dévoile des appréhensions cachées. Le poile est au sixième sens ce que les papilles sont au goût.
Ou quand les médias rendent des comptes devant la commission
parlementaire
La commission parlementaire, saisie par le procès d’Outreau, entendait la voix des nombreux journalistes français ayant couvert l’affaire. Dès le début du procès
l’intrigue est rendue médiatique, bien plus, elle est rendue « commerciale ». Retour sur les fautes des serviteurs de l’info au profit des gros magots grâce aux multiples
ragots.
Stéphane Durand-Souffland grand reporter au « Figaro », Eric Dussart journaliste pour
« La Voix du Nord », Florence Aubenas, journaliste pour « Libération » ont légitimement reconnu leurs fautes dans la manière dont ils ont vastement et imprudemment traité le
sujet. Face à la commission parlementaire, leurs interventions faisaient office de mea culpa.
Ils ont foncé tête baissée en présentant les accusations comme des faits
avérés. Les journaux titraient « l’enfer de la tour du renard… », « Les pédophiles d’Outreau »… Aucune précaution n’était prise, Florence Aubenas avoue avoir travaillé
sur un dossier en « sable ». Des écrits fondés sur des témoignages sans certitudes des sources.
La course à l’exclusivité était devenue inévitable. Des titres racoleurs
mais surtout accrocheurs. Et oui car les médias sont devenus de véritables entreprises parfois au mépris de la déontologie. Il faut des titres qui font vendre, il faut du sensationnel, des
coupables, un procès horrible, soit disant "le plus important des affaires de pédophilie jamais découverte en France".
Aujourd’hui, ils ont subitement retourné leur veste. La presse efface ses
propres traces des années antérieures. M. Legrand, à qui les médias avaient conféré le rôle de « pornocrate spécialisé dans la pédophilie », devient un martyr. France 2 s’introduit dans son appartement quelques heures après sa libération pour filmer ses retrouvailles avec le
reste de sa famille. Deux ans et demi plus tôt, la même chaîne le filmait, au ralenti, arrivant menottes aux poignets au palais de justice de Boulogne-sur-Mer. Sitôt libérés de prison, les
anciens accusés sont enlevés par les télévisions et par les radios. Sur ce « produit » aussi, la concurrence est féroce : la boulangère, le prêtre, la femme de l’huissier...Ils ont
brisé des vies.
L’abbé Dominique Wiel, présenté à longueur de temps et d’articles comme un
violeur d’enfants, n’a pourtant pas exprimé de rancune vis-à-vis des médias. Depuis 2001, ces derniers se sont emparés de l’affaire… Et de leur image. Aujourd’hui reconnus non coupables ils
essuient les blessures que les médias leur ont infligées tout au long du procès. L’un des 13 accusés blanchis, François Mourmand, n’a pas tenu le coup. Pression médiatique et judiciaire trop
forte ? Il s’est suicidé.
Ce procès a vraiment montré, la malfaisance et la persécution de la part des
médias. Comme les onze autres adultes faussement accusés dans cette chasse aux sorcières menée par les médias, ils ont, depuis le premier jour, clamé leur innocence face à toutes les accusations
de viol et d’abus sexuels envers des enfants. Cette affaire, qui a pour théâtre une cité ouvrière pauvre d’Outreau, a cruellement brisé tellement de vies et en particulier celles des enfants qui
en sont au centre.
En pleine période de paranoïa parentale
Et bien sûr un procès qui débute en pleine période de paranoïa totale. On sait bien que les
enfants rendent fous les parents. Mais la vérité sort de leur bouche, c’est bien connu. C’était tellement facile de les croire, presque réconfortant de voir dans la presse que ce que l’on
s’imaginait « le gros réseau pédophile français » existe.
Qu’il est bon pour un parent de pouvoir justifier sa paranoïa et
d’avoir le dernier mot : « rentre vite à la maison après les cours, ne parle à personne, tu vois ce que maman te dit c’est vrai, c’est écrit dans tous les journaux ! » et dans le
même temps de pouvoir rassurer les plus petits : « tu vois ceux qui ont fait du mal aux enfants sont en prison. Les méchants seront punis, mais rentre vite quand même ».
Le grand méchant loup de ces trois dernières années, c’était eux ! Mais
comment expliquer aux enfants que la justice a fait une erreur confortée par les médias. Pour eux ce ne sera qu’une fois de plus où un discours de « grand » ne voudra rien dire. Parce
qu’ils n’ont pas pu éviter cette médiatisation, mais parce qu’ils ne sont pas assez grands pour tout comprendre.
Avec 344 parutions accablantes sur les accusés d’Outreau, les médias, les
journalistes eux-mêmes ont sali l’image d’innocents dont ils n’avaient pas respecté la présomption. Sans prendre conscience des conséquences de leurs actes sur la société, le quatrième pouvoir
français sans contrepouvoir ne pourra jamais réparer son erreur.
Une femme sur 10 est victime de viol, tentative de viol ou agression sexuelle au cours de sa vie. Le viol est un traumatisme. Beaucoup de thérapies sont inefficaces face au stress post-traumatique engendré, qui se déclenche parfois tardivement. L’EMDR, psychothérapie basée sur le mouvement oculaire, est préconisée (sous réserve) aux victimes pour lesquelles la thérapie classique n’a rien pu faire.
Sarah, frêle boxeuse, disputait la semaine dernière un combat à Nice. Avec ses 39 kilos pour un
mètre soixante, cette jeune femme de 19 ans se bat contre elle-même chaque jour, le ring n’est plus qu’un prétexte : « Un moyen de lâcher ma rage, d’apprendre à me défendre, pour que
plus jamais ça ne recommence. » « Ça », Sarah a la force de l’expliquer avec des mots : « J’ai été violée il y a quatre ans. J’habitais encore dans les quartiers chauds
de Toulouse, à Bagatelle. » Sarah entame le mois prochain une thérapie EMDR. C’est sous conseil de son médecin que la jeune femme se tourne vers cette science encore controversée, une
thérapie qui a pour but de déceler les cicatrices amnésiques.
Soigner les traumatismes refoulés
Jugée efficace dans le soin de stress post-traumatiques, cette psychothérapie pourrait soigner les
cas d’ « amnésie volontaire » comme Sarah : « Je n’ai pas porté plainte. Au début je voulais une seule chose : oublier. J’ai plus ou moins réussi « à me voiler
la face » comme le disait mon psy. L’effet boomerang du choc m’a rattrapée bien plus tard. En quatre ans, j’ai perdu 10 kilos, mes nerfs absorbaient toute mon énergie, mais je n’en avais pas
conscience jusqu’au jour où ma maigreur est devenue dangereuse. Pourtant, j’ai toujours bien mangé. C’est un type de stress post-traumatique. La médecine classique n’y pouvait rien changer,
séances après séances, parler ne me suffisait pas. » Michel Dupeyroux, psychothérapeute et psychanalyste, practicien reconnu par l’association EMDR France, exerce à Nice : « Parler
ne suffit pas. La particularité de la thérapie EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est de toucher la mémoire implicite de la victime, d’où l’efficacité de ce soin dans le cas de
traumatismes dus au viol. Elle permet par des mouvements oculaires rapides de travailler tous les registres représentatifs touchés par le traumatisme : la perception, les souvenirs, les
émotions, et les sensations corporelles. »
Tirer un trait sur le passé
L'EMDR crée un protocole sécurisant pour accompagner la personne dans son rappel du noyau traumatique. Le patient pousse
lui-même, avec l’aide d’un psychothérapeute, son inconscient et son subconscient à dégager les cicatrices cachées. En état de conscience, seul le mouvement oculaire permet créer les associations
entre connexions amnésiques et informationnelles.
Par le travail du mouvement des yeux du patient, le psychothérapeute praticien de l’EMDR cherche à désensibiliser la victime de stress post-traumatique et l’aider à retraiter l’information que son être a reçu le jour du traumatisme. Dès lors le souvenir du choc est réinséré dans le processus de synthèse de la mémoire épisodique avec le statut de souvenir passé. Sarah attend beaucoup de cette thérapie : « j’espère vraiment réussir à me « nettoyer » de ce cauchemar. Le problème c’est que je vois ça comme ma dernière chance, la seule qui pourrait être efficace. Si ça ne fonctionne pas je ne vois pas comment je m’en sortirais, je maigris à vue d’oeil. »
« Sexy le joli tatoo tribal sur les chute des reins ! » Le fameux tatouage des fashionistas galbe la démarche et met en valeur cette zone sensuelle féminine aux dépens d’une nouvelle affolante : il est un véritable barrage à la péridurale ! Beaucoup d’anesthésistes refusent de prendre le risque de pratiquer cet acte chirurgical sur des femmes tatouées au niveau du bas des reins. Tatouage ou péridurale, faut-il vraiment choisir ?
La plupart des femmes enceintes demandent une péridurale pour l’accouchement. Cette anesthésie du bas du corps évite les souffrances lors de l’enfantement. Un rendez-vous avec l’anesthésiste est obligatoire quelques semaines avant la mise au monde de l’enfant (environ à 7 mois de grossesse). Le jour J, couchée sur le côté, le médecin introduit l’aiguille de péridurale entre deux vertèbres de la futur maman (entre L1 L2 ; L2 L3 ; L3L4, voire L4 L5 mais de préférence L3 L4. Cf. schéma ci-contre). Le médecin peut alors placer un cathéter pour diffuser l’anesthésiant en temps nécessaires.
Nadine Memran , anesthésiste à l’hôpital Pasteur à Nice, explique les risques de pratiquer une péridurale sur une femme au bas du dos tatoué : « Il n’est pas toujours possible piquer la patiente si toutes les zones de piqûre possibles sont tatouées. Le danger réside dans le contact entre l’encre et la péridurale. Il y a un risque que l'encre traverse les membranes et s'infiltre au niveau du système nerveux central, pour lequel elle est toxique. » Piquer dans un endroit encré aurait déclenché plusieurs cas de méningite infectieuse. »
L’alternative
Le docteur Memran n’enlève pas tout espoir aux femmes déjà tatouées : « S’il reste une zone, d’environ 2 cm, non tatouée l’anesthésiste doit savoir qu’il peut pratiquer la péridurale. À la vue de ce type de tatouage lors de la première consultation, beaucoup d’anesthésistes refusent la péridurale aux femmes enceintes, par peur. La plupart du temps, l’anesthésie est quand même réalisée le jour de l’accouchement. »Si le tatouage ne laisse aucun intervalle de peau "saine" au point de ponction de l'aiguille de péridurale, l’anesthésiste a la possibilité de faire une moucheture. Explications de la spécialiste : « C’est une petite incision qui permet de dépasser l’épaisseur de peau tatouée. Sinon il peut faire l'injection légèrement en biais afin d’éviter l'encre, qui de toute façon est figée après huit mois. » Pour les femmes qui souhaitent toujours se faire tatouer le bas du dos, pensez à demander à votre tatoueur de laisser une zone vide au niveau de l’interstice de deux lombaires, et ce afin d’éviter toute complication.
L’avis du tatoueur
« A 20 ans, on a l’air d’une pin-up, à 25 on fait moins la maligne sur le billard! » s’exclame Valérie, étudiante en publicité. Sur les conseils de son tatoueur, la jeune femme a abandonné l’idée de se faire tatour sur la chute des reins : « il m’a dit que les médecins refuseraient de me faire une péridurale quand je serais enceinte, et je ne veux absolument pas souffrir le jour de l’accouchement, la science nous le permet, pourquoi s’en passer ? » Vincent, son tatoueur, déploie ses talents graphiques dans le salon « Niss'Art Tattoo ». Quant aux dangers de cette pratique, il semblerait que la politique de la maison fasse exception au sein du corps professionnel : « Ici on prévient toujours, c’est rarement le cas chez les tatoueurs. Quand ce tatouage est entré dans la catégorie des accessoires de mode irréductibles, c’était une aubaine pour toute la profession : facturé entre 50 et 150 euros le tatouage, croyez-moi, beaucoup d’entre nous se sont bien gardés de prévenir leurs clientes qu’elles n’auraient pas le choix d’accoucher autrement que naturellement ! »
"Baise-moi!". Rien de gracieux dans l'expression de cette quête ! Le terme « baiser » comme bien d’autres, a perdu sa signification originelle. Vulgarisé avec les années, le vocabulaire de l’amour s’est appauvri, son charme a disparu! « Et pourtant (…), croyez moi, notre belle langue française possède en ce domaine de véritables trésors, que nul n’exploite » révèle Jean-claude Carrière dans son livre « les mots et la chose ». Les Français ont oublié que l'on peut parler de sexe élégamment. Tour d’horizon des expressions disparues qui laissent place à la vulgarité d’un nouveau langage sexuel.
Peu de téléspectateurs connaissent Colette Renard sous cet angle là : « Tata Rachel » dans la série « Plus belle la vie » casse le tabou de la sexualité féminine maîtrisant l’art des mots dans sa chanson « Les nuits d’une demoiselle ». Sans vulgarité, elle utilise, en 1963, des expressions au doux parfum d’antan : « Je me fais laminer l'écrevisse, je me fais foyer le cœur fendu, je me fais tailler la pelisse, je me fais planter le mont velu ». Avant-gardiste de la libre expression féminine, son vocabulaire, très imagé, fait sourire ados et adultes d’aujourd’hui. « Ne vous imaginez cependant pas que l’Antiquité ou le XVIème siècle par exemple étaient prudes. Lisez l’Art d’aimer d’Ovide (pour les manigances) ou Rabelais (pour le vocabulaire cru) et vous en serez convaincus. La révolution des mots date plutôt de l’âge classique» explique Odile Gannier, responsable de la section Lettres modernes à la faculté de Lettres de Nice.
Le cru ne tue pas
« Se faire tarot, démontée, laminée, niquée, tronchée » quoi de plus exquis dans la bouche d’Amélie, élève de terminale au lycée Guillaume Apollinaire. La féminité au bouts des ongles leur échappe du bout des lèvres. Certains hommes apprécient le geste mais elle sont moins nombreuses à acquiescer au pubaire et populaire « suce-moi ma poule » -qui devient un bref « suce-moi » l’âge aidant. Le rire (parfois nerveux) ou la soumission (espérons-là volontaire) sont les premières réactions sur un échantillon de dix filles.
Un peu plus d’originalité du côté masculin avec Ramzy, collègue de classe d’Amélie : « Les mecs parlent pas franchement de l’acte entre eux, on décrit la chose de manière globale : j’lai ken, j’vai m’la faire, j’lai chopée, elle envoie le steak, j’l’ai retournée, j’lai bouillave. Les meufs sont quand même beaucoup plus crues, plus hard !» Entre elles, les filles n’hésitent pas sur le détail « j’ai la chatte en feu, j’ai pris cher.» L’absolue souffrance se dénonce dans le langage, jamais sans un certain plaisir à parler de la chose, voire une fierté, une façon de démontrer qu’on sait prendre son pied. Des discussions qui finissent souvent par un orgasmique « c’était le panard ! »
Ils ont choisi de donner une réponse à ces réunions où les hommes savent leur moindre intimité dévoilée à la bande de copines : « TTC » un groupe musical entre hip-hop et techno, lâche durement et lourdement des paroles explicites « Engloutis ma bite comme après une grève de la faim » dans leur morceau « Girl friend ». Amélie aurait souhaité les voir en concert la semaine dernière à Nice « je les avais déjà vu à Marseille j’avais passé une pure soirée. Quand t’écoutes bien les paroles, il y a de quoi se sentir vexée. Mais on sait que c’est de la musique : « Je croque dans ta chatte comme un sandwich (…). Tu cries trop fort et ta chatte, elle pue le roquefort! »
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